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Thaïlande partie 2 : des temples de Chiang Maï à la jungle de Chiang Dao

Après une journée et demie passée dans la folie de Bangkok, je reprenais l’avion pour rejoindre Chiang Maï et ses environs. L’idée était de progressivement s’extraire de l’agitation pour rejoindre des zones plus naturelles.
Je vous invite à retrouver le récit de cette rapide découverte de Bangkok dans le premier article de la série.
Pour un aperçu général de mon itinéraire en Thaïlande, vous pouvez consulter l’introduction.

Chiang Maï se réveille

Ma découverte de Chiang Maï attaquait de très bonne heure. Après une nuit blanche à cause du décalage horaire et du lever à 2h30, je prenais l’avion peu après 5h à Bangkok et arrivais à 6h à l’aéroport de Chiang Maï. J’attaquais ensuite la visite de la ville comme dans un rêve. La lumière matinale et la ville fleurie à l’occasion du Festival des Fleurs renforçaient cette impression d’être perdu dans une réalité parallèle.

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Je commençais par chercher un petit déjeuner bien mérité après cette nuit si particulière. Je profitais au passage du calme des rues de la ville au petit matin, un soulagement après les deux jours précédents immergé dans le flot des tuk-tuk et taxis de Bangkok. Tandis que je dégustais tranquillement pancakes et fruits frais, j’observais une scène assez unique, que j’immortalisais par une photo discrète. Une petite fille voyant un moine passer dans la rue courait réclamer de la nourriture à sa maman. Cette dernière remettait alors à sa fille quelques victuailles à offrir. En retour, le moine entamait une prière pour l’enfant tandis que celle-ci joignait les mains et fermait les yeux devant lui. Cette scène venait parfaitement compléter le côté paisible de cette matinée et m’offrait un moment de vie authentique.

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Après ce petit-déjeuner plein de vitamines je partais explorer la ville et ses nombreux temples. La lumière matinale mettait parfaitement en avant les teintes dorées des statues. Les lieux étaient de surcroît quasiment déserts.

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Je passais donc la matinée à parcourir la ville, dans l’attente de pouvoir rejoindre ma chambre sur les coups de 13h. Une petite sieste réparatrice me permettrait de repartir à la découverte des environs.

Chiang Maï Flower Festival

Chaque premier week-end de février se tient à Chiang Maï le Festival des Fleurs. Celui-ci est l’occasion pour une partie de la ville de prendre des couleurs toutes naturelles. L’événement regroupe défilés de chars fleuris, expositions, concours et animations dans le principal parc de la ville, le Suan Buak Haad city park. Par chance, mon hôtel était situé juste à côté et j’allais passer de bons moments à découvrir le tout. J’adore tester de nouveaux sujets de photos et ce festival avait de quoi offrir énormément de sujets.

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DSC_6398Chiang Maï Flower Festival
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Chiang Maï Sunday Walking Street Market

Pour bien terminer ce dimanche à Chiang Maï j’allais avoir la chance de pouvoir profiter du Sunday Night Market. Des kilomètres d’étales de produits artisanaux comme moins artisanaux, d’artistes ou de stands de nourriture de toutes sortes étaient disposées le long des rues. La fréquentation était si dense que j’avais du mal à avancer. Je profitais de la soirée pour tester quelques plats typiques, immortaliser des scènes de rue et faire quelques emplettes.

Chiang Maï Flower Festival
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Doi Suthep

Le lendemain, il était temps de reprendre un rythme un peu plus sportif et de partir à la découverte des reliefs alentours. Le Doi Suthep constituait un premier objectif raisonnable avec quelques 700m de dénivelé positif jusqu’au sommet. Le but était de rejoindre un temple sur les hauteurs de la ville avec une vue panoramique. Il était possible de monter en voiture mais je préférais largement explorer la jungle de bonne heure. J’attaquais la montée à 7h et contemplais les premiers rayons de soleil peu de temps après avoir débuté la montée. Au sommet il était déjà trop tard pour profiter de la vue car celle-ci était totalement bouchée par un brouillard blanchâtre. Je profitais tout de même de l’architecture et de l’ambiance paisible du lieu avant de poursuivre mon itinéraire par un tour dans la jungle reliant une série de cascades. Ces premiers pas dans cette forêt si dense étaient peu rassurants mais ils me permettaient de m’adapter au milieu.

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Les deux jours suivants, j’avais chercher à découvrir le pays autrement que par les visites, les balades en ville ou les randonnées. J’avais du coup réservé 2 jours d’activités dans la jungle entre rafting sur une rivière au nord de Chiang Maï et tyrolienne au sommet d’arbres immenses. La première activité réalisée avec Siam Rivers serait une très belle expérience. En plus de l’organisation au top et de la gentillesse des encadrants, la sortie était assez mouvementée. Nous enchaînions ainsi les rapides en canorafts pour pouvoir nous faufiler entre les rochers découverts par la saison sèche. Au détour d’un méandre, nous tombions nez à nez avec 3 éléphants venus se désaltérer dans la rivière : un peu différent des sorties raft dans les Alpes !

Chiang Dao

Après ces quelques jours d’activité dans la jungle, je voulais poursuivre un peu plus loin et expérimenter un sommet local, le Doi Luang Chiang Dao, rien de moins que le 3ème plus haut sommet de Thaïlande ! Seulement 2100m au final 🙂 Les quelques renseignements pris auprès des locaux étaient peu encourageants, du style « mais il y a des tigres et des ours là-haut, il ne faut surtout pas y aller ». Il faut se dire que les locaux ont tendance à ne jamais explorer les montagnes qui se trouvent à côté de chez eux car la nature et le dénivelé semblent leur faire peur. En consultant quelques blogs et sites officiels je comprenais qu’il n’en serait rien. Toutefois, les guides locaux semblaient peu apprécier le fait que des touristes parcourent seuls les chemins car cela portait atteinte à leur business. Ne disposant pas de deux jours pour suivre un groupe, je partais donc pour un aller-retour express au lever de soleil.

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A Chiang Dao, je découvrais une ville poussiéreuse qui semblait servir essentiellement de ville étape vers les régions plus au nord. Je trouvais un hôtel proche de la montagne avec une très belle vue sur la campagne environnante depuis l’un des bungalows les plus en hauteur (Saen Kam Resort). La famille tenant l’endroit était extrêmement serviable, dommage que la discussion soit une fois de plus limitée par la barrière de la langue.

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Le lendemain de mon arrivée je prévoyais un départ vers 4h afin d’envisager arriver au sommet pour le lever de soleil à 7h30 mais tout n’allait pas se passer exactement comme prévu. Je partais donc en scooter dans la nuit noire et attaquais la randonnée un peu avant 5h. Tout de suite je tombais sur une barrière en fils de barbelés surmontée de nombreuses pancartes « Do not cross », « Dangerous », etc. J’avais lu quelques récits au sujet de cette fameuses barrière. Elle visait à décourager les touristes de monter sans guide. Ce que je ne savais pas c’est que les touristes empruntaient du coup un autre sentier et que celui-ci n’était plus entretenu. J’allais du coup devoir grimper de nuit à travers une végétation très dense. Heureusement j’avais prévu pantalon et veste pour me protéger mais la progression était du coup très physique. La trace GPS me permettait de bien repérer l’itinéraire d’autant qu’en pleine nuit il m’était impossible de le suivre visuellement. Après deux heures à jouer les sangliers, j’atteignais le premier campement qui me semblait désert et rejoignais au passage un sentier bien mieux entretenu. Mon rythme de progression s’accélérait mais le lever était imminent. Je m’arrêtais lorsque les premières lueurs effleuraient les crêtes alentours. Même si je n’étais pas encore au sommet, le spectacle était tout de même de toute beauté. Je poursuivais ensuite en direction du point culminant, en passant par un dernier camp, peuplé de tentes a priori vides.

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Au sommet la vue était magnifique, quoique la brume se levait et recouvrait déjà les alentours. Après quelques photos, je repartais pour la descente car j’avais aussi hâte de ressortir de cette jungle. Je repassais au dernier campement traversé et c’est là que les ennuis allaient commencer. Un groupe de quelques gardiens du lieu venait de se réveiller. Ils m’interpellaient assez sèchement, en me demandant ce que je faisais là. Ils semblaient peu contents que je me trouve là sans avoir payé de guide. Ils commençaient à passer des appels avec leur talkie-walkie et nous échangions très vite dans un anglais sommaire. Je parlais volontairement très vite pour qu’ils abandonnent l’idée de me poser trop de questions. Au bout de quelques minutes ils me laissaient partir et je partais à grands pas vers le bas. Malheureusement, le tout premier campement traversé n’était pas si désert que ça. A mon passage, 3 gardes bien remontés se précipitaient vers moi. L’un d’eux portait en bandoulière un fusil mitrailleur et je me disais que l’histoire commençait à aller un peu loin pour une simple ballade. Nous avions rapidement une explication sur mon lieu de départ, l’heure à laquelle j’étais monté et mon itinéraire. J’avais du mal à comprendre leur intention si ce n’est me passer l’envie de repasser à cet endroit. Là encore je les noyais le plus possible dans des explications afin de couper court à cette discussion peu agréable. L’un d’eux m’indiquait finalement de partir. Je m’exécutais donc, tout en les voyant tourner les pieds. Quelques 10 mètres plus loin, je prenais un virage et accélérais nettement le pas. Je rejoignais finalement mon scooter après avoir retraversé la végétation dense et me remettais en route pour l’hôtel. Cette matinée aura finalement était bien chargée en émotions et j’étais content de pouvoir prendre une douche bien rafraîchissante.

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L’après-midi je partais pour une balade bien plus reposante au Wat Tham Chiang Dao ou temple de la grotte. L’entrée agrémentée d’un étang à l’eau turquoise et aux poissons énormes, nourris par les touristes mène à un couloir s’enfonçant dans un dédale de grottes plus ou moins bien éclairées. Des guides vous proposent alors de vous accompagner dans les parties non éclairées et vous montrent le chemin à l’aide de lampes à pétrole. Après avoir économisé sur le guide du matin, je pouvais bien prendre au moins cet accompagnement !

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Le soir même je reprenais le bus pour Chiang Maï après cette étape bien trop courte à Chiang Dao. Je n’étais pas très heureux à l’idée de retourner dans l’agitation de la ville mais c’était pour m’envoler vers des lieux plus paisibles. Retrouvez le récit de la troisième partie de ce séjour dans l’article à venir.

A bientôt pour de nouvelles photos
Fred